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CULTURE

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Il est le genre musical le plus populaire en France, récemment couronné aux Victoires de la musique avec le sacre d'Orelsan. Plus de vingt ans après l'éclosion d'IAM, de NTM et du Secteur Ä, quels sont les artistes qui font le rap d'aujourd'hui et que disent-ils de notre société?

Classez-moi dans la variet'. Au printemps 1996, Doc Gynéco pose avec ce titre les jalons du rap de demain. Celui d'un genre, autrefois minoritaire, qui va conquérir l'Hexagone, vingt plus tard. Certes, cette musique née il y a plus d'un demi-siècle aux États-Unis avait déjà connu son premier âge d'or dans les années 90 et ses premiers tubes en radios, de ceux «bon enfant» du Ministère A.M.E.R et du Secteur Ä, au rap plus engagé de NTM ou d'IAM. Mais rien qui ne laissait présager qu'en 2017, 86 des 200 albums les plus vendus en France appartiendraient à la catégorie des musiques urbaines. Une tendance confirmée par le sacre d'Orelsan aux Victoires de la musique avec trois récompenses, dont celle du meilleur artiste masculin. Car si le rap séduit autant aujourd'hui, c'est qu'il s'est diversifié, au point qu'il est temps de se demander simplement: le rap est-il devenu la nouvelle variété?

Un tournant vers la pop

Côté inspiration, il faut remonter en 2013 pour voir souffler ce vent nouveau. En l'espace de quelques semaines, Stromae et Maître Gims prennent l'industrie musicale de court, avec les albums «Racine Carrée" pour l'un et «Subliminal» pour l'autre, écoulés respectivement à 2 millions et 1 million d'exemplaires. Chacun va mêler à de la variété des rythmes plus hip-hop, forgeant ce que l'on va désormais appeler la «nouvelle pop urbaine». «Stromae a réussi, plus que n'importe quel autre artiste, à lier la musique urbaine à la variété. Et à faire du rap le nouvel eldorado», explique le producteur Tefa, qui a accompagné des valeurs sûres du rap français, de Kery James à Diam's, en passant par l'«enfant terrible» Vald, dont le deuxième album «XEU» s'est classé disque de platine après sa sortie. «Mais essayer de définir le rap actuel est impossible, car il peut autant puiser dans l'afro-trap, la pop que l'électro. Ce serait comme réduire le jazz à un seul courant, même si l'on retrouve des inspirations communes entre chaque artiste.» Pour Niska, l'un des plus gros vendeurs de disques en 2017 avec l'album «Commando», « quand on parlait il y a quelques années de variété dans le quartier, on se référait à la musique de nos parents, des sons d'un certain âge. On ne pensait pas que le rap puisse devenir aussi fédérateur ».

Cette évolution musicale trouve ses racines de l'autre côté de l'Atlantique. Alors que les rappeurs français des années 90 - d'IAM à NTM - avaient les yeux rivés sur le rap de New York et ses mélodies inspirées par les classiques de la soul et du jazz, la tendance s'est déplacée, dès les années 2000, sur Atlanta et le sud des États-Unis. Là-bas, on produit une musique à la rythmique plus lente et influencée par l'innovation technologique avec l'arrivée de l'autotune - un correcteur de justesse vocale -, et du vocodeur - un outil numérique permettant de couvrir la voix d'un «filtre» synthétique. De quoi permettre aux rappeurs de pousser eux-mêmes la chansonnette, à la manière du groupe PNL, qui clame ouvertement: «Je suis pas un rappeur, sans vocodeur.» Ses fondateurs, les très discrets frères Ademo et N.O.S, originaires de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, ont séduit en seulement deux albums - chacun sacré disque de diamant ou de platine - avec leur «cloud rap». Un mélange hybride entre du rap et une pop presque hypnotique qui a conduit le duo à vouloir se présenter aux Victoires de la musique dans la catégorie «Album de chansons». «Le rap tel qu'on l'a connu avant n'existe plus», explique Lomepal, 26 ans, dont le premier opus, «FLIP», est aujourd'hui disque de platine. Pour cet artiste parisien, qui a fait ses débuts aux côtés du rappeur à succès Nekfeu, on distille «désormais du rap dans des chansons pop, comme on pourrait rajouter un solo de guitare dans un morceau de variété». Accorder autant d'attention à la forme qu'au fond: c'est bien là l'une des grandes nouveautés du rap actuel, alors que les rappeurs des années 90 privilégiaient les textes sur les mélodies.

À ce virage «variété», correspond un changement de discours assumé. Les couplets sur la vie en cité ou l'envie de s'émanciper de la misère sociale sont remplacés par des paroles plus générationnelles et nihilistes, sur les thèmes de la fête, de l'argent et des femmes. «Je vois le rap d'avant comme obscur, engagé et conscient. Mais il y avait surtout beaucoup d'espoir chez les artistes et leur public», explique Vald, du haut de ses 25 ans. Pour le rappeur originaire d'Aulnay-sous-Bois, le rap parle désormais à une jeunesse bercée depuis l'enfance par un discours capitaliste: «On n'est plus là pour faire croire aux gens que les choses peuvent s'arranger, plus personne n'a envie d'entendre une musique paternaliste. Si déjà on les accompagne dans leur journée, c'est une chose positive. Et tant mieux si parfois on arrive à éveiller certaines consciences», poursuit-il. «Les rappeurs d'aujourd'hui sont peu engagés, mais c'est surtout le reflet d'une génération moins politisée», analyse Mehdi Maizi, spécialiste du rap et animateur la radio OLKM lancée par Booba.

D'autant que le milieu social des rappeurs s'est lui aussi diversifié, d'Orelsan, originaire de Caen, Lomepal, du XIIIe arrondissement de Paris à BigFlo & Oli, venus de Toulouse. Cette plus grande mixité régionale va participer à l'éclosion d'un rap moins excluant dans ses textes: certains se revendiquent plus lettrés, à l'image de Nekfeu multipliant les références à Milan Kundera, Maupassant, ou encore Jack London. D'autres privilégient un rap hardcore, aux paroles parfois crues, à l'instar de Niska. D'aucuns s'inscrivent dans un style plus narratif, dans la veine d'Orelsan, sur la vie d'un trentenaire désabusé, quand BigFlo & Oli, Soprano et Maître Gims ont choisi un créneau plus familial et fédérateur. «On ne peut pas parler d'une écriture populaire, car nombre de textes ne trouvent pas de résonance auprès du plus grand nombre", nuance Laurent Bouneau, directeur des programmes de Skyrock, qui a lancé en 1996 le rap sur la station française.

Pu Sacs AalarDom Voyage TSFBH181226 bandoulière Blanc bandoulière à Cuir Clouté à Sacs Noir Femme Discours sexistes et polémiques

En effet, le rap flirte parfois avec une misogynie allant jusqu'aux attaques sexistes. Un discours assumé par les intéressés. Mais leur défense peine à convaincre dans une société en plein débat sur les violences faites aux femmes: se glisser dans la peau d'un personnage, jouer du second degré ou s'inscrire dans les codes d'un genre ouvertement machiste, c'est ainsi que nombre de rappeurs justifient leurs paroles polémiques, du «Te déshabille pas, j'vais t'violer" (Jul dans Sort le cross volé), à «Ferme un peu ta gueule, va m'faire un steak-frites. Tu m'as fait mal au crâne, j'suis à deux doigts d'te court-circuite» (Booba dans Killer). Des textes qui feraient - selon eux - partie de l'ADN même du rap: provocateur. «On comprend que le rap puisse choquer si l'on n'en maîtrise pas les codes», tempèrent les frères toulousains BigFlo & Oli récompensés de la «Chanson originale de l'année» aux Victoires de la musique 2018. «Le message est parfois flou et le public ne saisit pas forcément le second degré, il faut faire attention», poursuivent-ils.

Le débat n'est pas clos: après le triomphe d'Orelsan aux Victoires de la musique, une pétition de 84000 signataires a demandé que ses prix lui soient retirés. En cause, ses paroles sexistes et notamment son titre Sale Pute (2007), pour lequel il fut poursuivi en justice puis acquitté. «J'te déteste, j'veux que tu crèves lentement/J'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant», y rappait-il notamment, avant de créer à nouveau le scandale avec le titre Saint-Valentin et la phrase: «Mais ferme ta gueule, ou tu vas t'faire Marie-Trintignier». Pour l'auteur de La fête est finie, le rap ne bouscule que ceux qui n'en saisissent pas l'ironie: «C'est de la fiction, si je veux faire parler un personnage misogyne, j'ai le droit», avait-il affirmé lors du procès, ajoutant plus tard dans Gala:«J'ai fait un clip [Sale Pute, NDLR] qui justement montre que c'est une parodie, j'y ridiculise le mec bourré qui dit n'importe quoi.» Au public donc de saisir la nuance. Reste que - depuis Diam's - les femmes sont rares dans le milieu du rap et peu parviennent à faire entendre leurs voix. «Il faut être trois fois plus forte que les mecs pour avoir sa place, mais on est sur le bon chemin», explique Chilla, pour qui une chanson de Michel Sardou est parfois aussi misogyne qu'un texte de Booba. Révélée par ses chansons féministes et engagées, à l'instar de Sale chienne ou encore Balance ton porc, l'artiste est convaincue que le renouvellement du discours passera autant par la présence croissante de femmes dans le rap que par un changement de mentalités chez les hommes. D'autres artistes s'amusent des clichés machistes, en témoigne Lomepal qui n'a pas hésité à se grimer en femme sur la pochette de son album «FLIP», à la manière de Gainsbourg sur «Love on the Beat".

Les rois du streaming

«Le combat social a laissé place à autre chose. Tout simplement car à la fin des années 80, on ne pensait pas vendre des disques et devenir millionnaire par le rap. Désormais, ce sont de véritables hommes d'affaires", estime le producteur Tefa. C'est ainsi que Booba est enseigné depuis septembre 2016, à Harvard, dans le cadre de cours sur l'art du marketing et le business musical. Rien de surprenant puisque l'artiste fut l'un des premiers rappeurs à avoir su s'approprier les codes d'Internet, à l'aube des réseaux sociaux. Aujourd'hui, la résonance en ligne des stars du rap est telle qu'elles seraient devenues pour Vald «les nouveaux influenceurs». Preuve en est avec le morceau Réseauxde Niska, visionné 200 millions de fois sur YouTube. Pour l'artiste de 23 ans, originaire d'Evry, «les rappeurs n'ont même plus besoin de faire leur promotion. Le peuple parle à notre place dans les médias», et ce, grâce aux plates-formes de musique en ligne. Celles-ci ont permis de mettre en lumière la popularité déjà croissante des rappeurs.

Sur les 42,5 milliards de titres écoutés en streaming l'an dernier, 16 appartenaient à la catégorie «musique urbaine», selon une étude du Syndicat national de l'édition phonographique. Soit trois fois plus qu'en 2016. Les albums de rap correspondent à la cible de ces plates-formes: les jeunes. Mais cette prédominance tient aussi au fait que les rappeurs y font preuve d'une productivité rare, avec la sortie d'un album par an, riche d'une vingtaine de morceaux souvent plus ou moins aboutis. «Plus tu as de titres, plus cela fonctionne, peu importe la qualité, poursuit Vald. Tu peux fidéliser n'importe qui sur n'importe quoi dès l'instant que tu es régulier.» «Avec Internet, c'est facile de sortir un morceau de rap et de se faire connaître, ajoute Mehdi Maizi. On n'a plus forcément besoin de la radio ou de la télé. C'est un écosystème qui est presque indépendant.» En témoigne le groupe PNL qui - en plus de refuser toute interview -, a choisi de ne signer avec aucune maison de disques. Tout comme le rappeur marseillais Jul, dont les compositions sortent sur son propre label «D'or et de platine», et ce à raison de deux albums chaque année: l'un payant et l'autre gratuit.

Mais pour beaucoup, le rap aura enfin gagné son dernier combat lorsqu'il aura dépassé le «plafond générationnel», qui le cloisonne encore dans la catégorie «musique de jeunes». «Il va falloir quelques années avant d'avoir un président fan de Booba. Mais dans vingt ans, combien de politiques auront grandi avec du rap?», ironise Chilla. Reste que le rap est déjà devenu mainstream. Au point que certains rappeurs mettent déjà leur plume au service des stars de la pop, à l'image de l'artiste belge Damso pour la coqueluche des adolescents Kendji Girac. Et à Orelsan et son duo Les Casseurs Flowters d'anticiper en chanson - dès 2013 - vouloir un jour «son heure de gloire sur Nostalgie"... comme tout bon chanteur de variétés.

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